L’industrie du tourisme est devenue l’une des toutes premières activités économiques de par sa contribution au Produit Intérieur Brut mondial (PIB) à (11%), le nombre d’emplois créés (plus de 200 millions) et la richesse annuelle générée (plus de 730 milliards de Dollars US en 2007) avec des arrivées de touristes estimées à 900 millions d’arrivées en 2007 ; le tourisme mondial devrait enregistrer près de 1,6 milliards d’arrivées à l’horizon 2020, selon les statistiques 2008 de l’OMT.
Le tourisme aura permis aux pays développés de consolider leur croissance économique et à certains pays en développement de juguler les crises enregistrées dans les secteurs primaires et secondaires et de supporter en partie, « le coût » de la détérioration des termes de l’échange. Malgré un contexte de crise économique internationale, le continent Africain suit une dynamique de croissance continue avec un taux de progression de + 4% en termes d’arrivées touristiques.
Le tourisme aura permis aux pays développés de consolider leur croissance économique et à certains pays en développement de juguler les crises enregistrées dans les secteurs primaires et secondaires et de supporter en partie, « le coût » de la détérioration des termes de l’échange. Malgré un contexte de crise économique internationale, le continent Africain suit une dynamique de croissance continue avec un taux de progression de + 4% en termes d’arrivées touristiques.
Le Sénégal avec environ 900 000 entrées en 2007 d’après le Ministère en charge du Tourisme, devrait pour sa part, conforter sa place de leader dans la sous région et se positionner comme destination phare d’Afrique grâce à ses atouts, dont notamment :
Une démocratie et une stabilité politique exemplaire, une tolérance légendaire.
Des ressources naturelles diversifiées et un potentiel culturel et artistique très riche.
Une économie saine.
Une position géographique favorable : le Sénégal est un carrefour maritime et aérien ; la capitale Dakar est un hub naturel conforté par l’existence de centres de navigation et d’observations aériennes, avec des installations aéroportuaires aux normes internationales.
Une proximité des marchés émetteurs et un faible décalage horaire.
Un climat favorable à l’activité touristique tout au long de l’année.
Une bonne qualité des ressources humaines et une tradition d’accueil légendaire.
Des Infrastructures adaptées aux normes internationales.
Avec une contribution de près de 60 % dans le PIB, le secteur tertiaire au Sénégal a participé de façon substantielle à l’animation de l’activité économique dès le début des années 90 avec les effets modestes des politiques agricoles et industrielles. Parmi les activités de services tirant le secteur tertiaire, on note particulièrement les télé-services, le commerce et le tourisme.
Au regard de la richesse de ses attraits géographiques, climatiques et humains, le Sénégal regorge de réelles potentialités. La contribution du tourisme dans l’économie nationale lui confère son statut de levier de croissance durable.
Fort de cela, le gouvernement du Sénégal s’est fixé comme objectif d’atteindre 2 millions de touristes à l’horizon 2020. En termes de capacité l’offre hôtelière devrait être doublée avec la création de trente mille (30 000) nouveaux lits, dont douze mille (12 000) lits dans les zones dotées de nouveaux plans d’aménagement touristique (la zone de la Grande Côte Nord et la zone du Sine-Saloum) ainsi que le prolongement de la Petite Côte (Joal Finio, Mbodiène et Pointe Sarène).
La vision novatrice actuelle des autorités pour le secteur est «un Tourisme Haut de Gamme, Sain et Responsable, Maîtrisé et Profitable à l’Economie Nationale»
Le renforcement des performances du secteur devrait donc permettre au Sénégal d’améliorer sa position sur le marché mondial des voyages, et aux populations sénégalaises de tirer un meilleur profit du tourisme.
Dans cette perspective, le Sénégal a engagé une politique qui inscrit le Tourisme au centre de sa problématique de développement, à côté d’autres secteurs prioritaires. A ce titre, d’importantes réformes institutionnelles ont été initiées par le Gouvernement dont :
L’élargissement des compétences de la Société d’Aménagement et de Promotion des Côtes et Zones Touristiques du Sénégal (SAPCO) pour le relèvement de l’assiette de l’offre.
La création de l’Agence Nationale de Promotion Touristique (ANPT) pour la prise en charge de la politique de promotion touristique de la destination avec une forte implication du secteur privé.
Ces actions sont articulées autour de cadres de référence, dont :
La Lettre de Politique Sectorielle de Développement du Tourisme (LPSDT).
Le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) fondée sur une croissance à effets distribués et la satisfaction des besoins de base des populations.
La Stratégie de Croissance Accélérée (SCA) permettant l’intégration au sein d’une même grappe, le tourisme, les industries Culturelles et l’Artisanat d’art.
Aussi, la stratégie d’ensemble initiée par le Gouvernement en partenariat avec le Secteur privé devrait permettre au Sénégal de s’inscrire dans une dynamique globale de croissance grâce aux effets d’entraînement du tourisme sur les autres secteurs de l’Economie Nationale et partant, de construire « les bases fondamentales » de son développement durable.
Dans cette perspective et dans une dynamique de renforcement du partenariat entre le Secteur Public et le Secteur Privé du Sénégal, il a été décidé l’organisation d’un salon international du tourisme, des industries culturelles et de l’artisanat d’art ‘’TICAA 2010.